L'occupation militaire de la Cisjordanie


 
 

Rula Halawani
Intimacy: photo series of the Qalandia checkpoint between Ramallah and Jerusalem. October 2006

 

 

"Au pied du mur"

Reportage consacré à la mission de coopération en Palestine menée par la commune de Viroinval. La commune en partenariat avec l'asbl "Artistes contre le mur" aide le Forum Culturel de Qalqilya a installer un cyber-espace pour les jeunes. L'occasion de revenir sur la réalité de la Palestine et de son occupation.

Emission Canal C "Plein cadre" du 16 mai 2012 (21:17).

 

 

"Palestine: la résistance"

Face aux injustices du mur et de l'occupation le peuple palestinien organise sa résistance avec le soutien de certains israéliens mais aussi avec des internationaux.

un reportage vidéo de Canal C (avrl 2012)

 

Sorry Darwich: On this Land, there is what is worth living……ye?s, but with dignity. Al-Rowwad Photo Exhibition 2009>Photo 10 of 53 http://picasaweb.google.com/imagesforlife/AlRowwadPhotoExhibition2009?feat=email#5323401787597183682
Sorry Darwich: On this Land, there is what is worth living……yes, but with dignity.
Al-Rowwad Photo Exhibition 2009
Photo 10 of 53

Suite à la guerre de 1967, l’Etat d’Israël occupe militairement plusieurs territoires : Cisjordanie, y inclus Jérusalem-Est, la Bande de Gaza, le Golan syrien, et une partie du territoire libanais, situé dans le prolongement du Golan syrien, à savoir le secteur des «fermes de Chebaa ».

Le retrait des territoires occupés se fonde sur l'application de la résolution 242 du Conseil de sécurité, de novembre 1967.

L'occupation par l'armée israélienne des territoires palestiniens rend tous les déplacements difficiles, hasardeux, imprévisibles en temps et distance. En plus des check-points fixes « habituels », la mise en place de check-points « volants », donc soudains et inattendus, entrave quotidiennement les déplacements de tous les Palestiniens, au point qu'ils ne savent jamais quand ils arriveront et même s'ils arriveront, puisqu'ils peuvent toujours, et ceci de manière complètement arbitraire, être refoulés, détenus ou arrêtés, le plus souvent sans justification réelle à part le sempiternel « c’est pour la sécurité ».

Territoires confisqués et temps sans cesse volé. Impossibilité donc de faire des projets, incertitudes quant aux possibilités de se rendre à son travail, à l'école, à l’université, à l'hôpital. Lorsque la zone est bouclée, le problème est réglé : personne ne passe, quel que soit son âge, son état de santé. Les morts de femmes en couches, souvent dans l’ambulance bloquée, sont nombreuses.

Ce qui rend également les déplacements difficiles, ce sont aussi les innombrables colonies construites ou en cours de construction. Perchées en haut des collines, semblables à des châteaux forts modernes, totalement anachroniques (à dessein ?) dans le paysage palestinien et moyen-oriental traditionnel, elles occupent un territoire plus ou moins grand, « réquisitionné » à demeure par l’Etat israélien ou l’une de ses agences, mais en plus, elles sont systématiquement entourées d'un no man's land, fait de champs, maisons palestiniennes vidées ou détruites (comme dans le centre d'Hébron) ou de routes réservées aux colons et tracées à travers champs, souvent après arrachage de champs d'oliviers. Quand les oliviers séculaires ne sont pas arrachés, la récolte est parfois volée par les colons proches.

Il y a non seulement un régime d’apartheid entre les personnes, mais également sur le territoire, avec un système de routes exclusives, avec parfois ponts et tunnels pour éviter tout croisement entre une route « pour palestiniens » et une route « pour colons juifs, forces de l’ordre et armée ».

Les checkpoints peuvent être allégés ou renforcés, inactivés parfois, mais pouvant être réactivés très rapidement en quelques heures.


Il y a aussi l'omniprésence de la barrière de séparation. Ce projet qui visait à garantir le droit légitime d'Israël à la sécurité et devait suivre les frontières de 1967, empiète également sur le territoire palestinien, étouffant certaines villes, accaparant de nouveaux points d'eau, séparant des familles et des propriétaires terriens de leurs champs d'oliviers. C'est tout le tissu social et économique qui est frappé.
L'éducation souffre bien sûr d'une telle situation. Le nombre de jours de classe et d’examen perdus est impossible à calculer. De nombreux enfants ont été tués ou pris pour cible par des colons sur le trajet entre leur maison et l'école, et on comprend pourquoi la société palestinienne considère que le fait d'envoyer ses enfants à l'école est déjà un acte de résistance.

Il n’est pas possible non plus de ne pas parler des incursions quasi quotidiennes de l’armée d’occupation de l’Etat d’ Israël (en uniforme ou « undercover »en habits civils), dans toutes les villes et villages palestiniens, même si ceux-ci sont situés en zone dite « A » (suivant les accords d’Oslo de 1993, zone dans laquelle l’Autorité palestinienne exerce une juridiction civile incluant les pouvoirs de police). Elles ont lieu habituellement pendant la nuit ou à l’aube, et visent à capturer ou exécuter des palestiniens qui s’opposent d’une manière ou d’une autre à l’occupation.

L’occupation est constante, systématique et continue, même si parfois son intensité varie.
Elle consiste tout à la fois à contrôler et à humilier la population palestinienne.


Un autre aspect de l’occupation est la création et le maintien d’une interdépendance économique entre les Territoires palestiniens occupés et l’Etat d’Israël.

* Les restrictions graves appliquées aux mouvements de la main d’œuvre et des produits palestiniens à l'intérieur des territoires occupés et aux zones voisines ont accru la dépendance de l'économie palestinienne aux entreprises israéliennes en tant qu’employeurs et clients. Le réseau croissant des checkpoints et des barrières n’a fait que détruire la production locale palestinienne et le pouvoir de négociation de la main d’œuvre palestinienne.

Les entreprises israéliennes sont relativement intensives en capital, et disposent d’une grande liberté de circulation et de conditions juridiques favorables. En opérant dans les territoires occupés, elles bénéficient également d’un appui particulier de l’Etat, d’un accès bon marché aux ressources, de stimulants fiscaux, et d’une application laxiste des lois sur le travail et des lois sur la protection de l'environnement. Ces avantages ont souvent comme conséquence l'exploitation de la main d’œuvre palestinienne, des ressources naturelles palestiniennes et du marché de consommation palestinien.*

* adapté de Who Profits / The Occupation Industry Research Project / Coalition of Women for Peace
http://www.whoprofits.org/Involvements.php?id=grp_inv_exploit

 
 
 
Israeli soldiers take position during an arrest raid in the West Bank city of Nablus [MaanImages/Rami Swidan]
Israeli soldiers take position during an arrest raid in the West Bank city of Nablus [MaanImages/Rami Swidan]

Pour compléter ces informations :

- Israeli Occupation Archive (IOA) : http://www.israeli-occupation.org/

- Manquements et violations du droit international par Israël dans les territoires occupés
Exposé présenté à Barcelone le 1er mars 2010 par Hocine Ouazraf, chercheur aux Facultés Universitaires St-Louis, Bruxelles.

- Le bras judiciaire de l'occupation : les tribunaux militaires israéliens dans les territoires occupés - article de Sharon Weill, 30 juin 2007, revue internationale de la Croix-Rouge, texte intégral, en anglais (pdf).
(depuis le début de l'occupation israélienne, plus de 200.000 affaires impliquant des civils palestiniens ont été portées devant les tribunaux militaires. Cet article a pour but d'examiner la question préliminaire de la juridiction territoriale. L'analyse révèle un processus de domination judiciaire. Il s'agit d'une domination qui facilite, par le biais de son bras judiciaire, un contrôle étendu des autorités militaires sur la population civile palestinienne).

- « L'économie politique de l'occupation israélienne: répression et exploitation ».
Commentaires par Alex Snowdon sur le livre de Shir Hever: “The Politican Economy of Israel’s Occupation: Repression Beyond Exploitation” (Pluto Press, 2010), 240 pages, 31 octobre 2010

- Les colons israéliens, principaux obstacles à la paix ? Pas si sûr !
par Jonathan Cook (journaliste britannique établi à Nazareth), 29 Septembre 2010

 
 

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dernière modification
06-Jan-2015

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