La barrière de séparation


 
 

Au pied du mur de Qalqilya

Ce que l’on appelle communément « le Mur ou la Barrière de séparation », est en fait un système de séparation constituée, sur 90 % de son tracé, d’une clôture de doubles grillages métalliques entre lesquels passe une route militaire de service, et n’est constituée d’un mur de béton, proprement dit, que sur 10 % de son tracé. Le tout est muni de tours de garde et de systèmes de surveillance électroniques.

La barrière de séparation est en cours d'édification par Israël en Cisjordanie occupée depuis l'été 2002, sous les noms officiels de "Geder Ha Hafrada" en hébreu (littéralement : grillage de séparation), ou de « clôture de sécurité » (« security fence »). L'objectif déclaré de cette mesure par les autorités israélienne est de protéger la population israélienne en empêchant physiquement toute « intrusion de terroristes palestiniens » sur le territoire israélien. Pour les autorités palestiniennes, il est qualifié de « mur de séparation raciste ».


Dans un avis rendu le 9 juillet 2004, la Cour internationale de justice (CIJ) a jugé cette barrière illégale et exigé son démantèlement, de même que l'Assemblée générale de l'ONU. On trouvera ici le texte complet de l’avis du 9 juillet 2004, et notamment le paragraphe 217 qui déclare que « l’édification du mur qu’Israël, puissance occupante, est en train de construire dans le territoire palestinien occupé, y compris à l’intérieur et sur le pourtour de Jérusalem-Est, et le régime qui lui est associé, sont contraires au droit international ».

La Cour internationale de justice (CIJ), qui siège à La Haye (Pays-Bas), est établie par l'article 92 de la Charte des Nations unies qui déclare que : « La Cour internationale de Justice constitue l'organe judiciaire principal des Nations unies. »

D’autres informations sont disponibles sur le site Internet de la CIJ.

L'existence et le tracé de cette construction, qui inclut plusieurs grands blocs de colonies israéliennes en Cisjordanie, sont contestés sur des aspects politiques, humanitaires et légaux.Long de 730 km, le parcours suivi par la barrière est complexe. La barrière suit la ligne verte de cessez-le-feu de 1949, mais pénètre profondément à l'intérieur de la Cisjordanie pour intégrer des colonies juives. 20 % du tracé est précisément sur la ligne verte. Le reste empiète dans le territoire cisjordanien, pour englober la majeure partie des colonies israéliennes et la grande majorité des puits donnant accès aux nappes phréatiques palestiniennes. Elle s'écarte à certains endroits de plus de 23 kilomètres de la ligne verte.
Son tracé extrêmement sinueux explique cette longueur beaucoup plus importante (2,3 fois plus longue) que celle de la ligne verte, celle-ci faisant environ 320 km. Le périmètre total de la Cisjordanie, en incluant la ligne de partage de la Mer morte et le Jourdain (environ 103 km) est d’environ 420 km.

Des sections entières de la barrière sont construites sur des terres confisquées aux Palestiniens. Dans un compte rendu récent, l'ONU a précisé que le tracé le plus récent de la barrière prévoit davantage de segments construits sur la ligne verte elle-même en comparaison aux précédentes ébauches de tracé.

Suivant l’OCHA (Office for the Coordination of Humanitarian Affairs, agence des Nations unies active dans les territoires palestiniens occupés) les chiffres concernant la barrière sont les suivants en aout 2009 :

Construction achevée : 409 km
En cours de construction : 73 km
Construction pas encore débutée : 223 km
Longueur totale : 709 km

L’estimation du coût varie de 1,5 à 2 milliards d’euro, soit entre 2,1 et 2,8 millions d’euros par kilomètre.

 

Suivant le journal suisse "Le Temps" du 27 septembre 2010, certaines parties de cet ouvrage sont peu ou mal entretenues. A proximité de la ville israélienne de Modiin, où la barrière est constituée d’une clôture truffée de capteurs électroniques, l’ouvrage semble d’ailleurs à l’abandon. Les alarmes ultrasensibles ont été arrachées ou ne fonctionnent plus. La clôture est trouée en plusieurs endroits et des Palestiniens la franchissent allègrement pour aller travailler clandestinement en Israël. En outre, les Palestiniens défient régulièrement l’édifice en creusant des tunnels.

 

Carte de l'OCHA (Office for the Coordination of Humanitarian Affairs / occupied Palestinian territory) indiquant le tracé de la barrière de séparation : double cloture et mur

 

Plus d'informations sur la double cloture métallique grillagée

Galerie photo du mur de séparation à Qalqilya

 

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dernière modification
06-Jan-2015

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